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  • Photo du rédacteurRomain Pilloud

STOP à la diète forcée de la Poste - Empêchons les filiales postales de fermer


La Poste a annoncé mercredi 29 mai la fermeture de quelque 170 filiales qu’elle exploite elle-même. Une décision qui impactera la population ainsi que le personnel du géant jaune et que le Parti socialiste vaudois (PSV) regrette fortement. Depuis des années, le PS se bat contre toute forme de réduction de ce service public essentiel, parfois avec succès. Le PS, au Grand Conseil et dans les communes, interviendra ces prochaines semaines pour mobiliser tous les niveaux institutionnels afin que cette situation cesse !



Un office postal qui a fermé il y a quelques années, à Chailly (Montreux)


L’annonce de fermeture de la Poste aura des conséquences importantes pour la population. En fermant quelque 170 filiales, il n’en restera plus que 600 dans toute la Suisse, ce qui engendrera inévitablement des trajets supplémentaires pour bon nombres d’utilisateurs-trices, principalement dans les régions rurales et une augmentation de la charge de travail pour les employé-es. Le PSV condamne ces annonces de la Poste et demande que le géant jaune renonce à faire ces coupes drastiques.

 

Les combats n’ont pourtant pas manqué ces dernières années. Par exemple, à Montreux, le Parti socialiste et les autorités communales s’étaient battus pour maintenir l’office postal du village de Chernex, grâce notamment à une pétition dotée de plus de 5’000 signatures. A Lausanne, la mobilisation du collectif « La Poste doit rester à Saint-François » avait également payé puisque l’office postal sera également maintenu. Mais derrière quelques victoires, de nombreuses autres fermetures ont été actées. Depuis 2018, 37 guichets ont fermé sur sol vaudois, malgré la mobilisation des communes mais aussi du syndicat Syndicom.

 

“Cette diète à marche forcée éloigne la population d’un service public, d’un lieu social important, particulièrement dans les villages. Plutôt que d’accompagner la population dans la numérisation et de faire de la Poste un service public, on saucissonne petit à petit les services et on aggrave la fracture numérique” explique Romain Pilloud, Président du PSV.

 

Dépôts dans les communes vaudoises et au Grand Conseil vaudois

 

Le PS va donc renforcer son engagement dès maintenant pour que tous les acteurs du domaine prennent leurs responsabilités. Au Grand Conseil, le PS déposera une question orale et une interpellation pour demander comment Isabelle Moret, Cheffe du Département de l’Emploi, compte s’engager durablement pour stopper l’hémorragie jaune. En effet, le Canton et la Poste, selon l’ordonnance sur la Poste (art. 33 OPO), doivent mener un dialogue régulier sur la planification et la coordination du réseau d’offices de poste et d’agences postales sur le territoire cantonal. Pour le groupe socialiste, il est important que le Conseil d’Etat s’engage notamment à :

 

  • Prendre une position ferme contre toute fermeture de filiale postale et en informer Albert Rösti, Conseiller fédéral en charge des télécommunications ;

  • Informer le Grand Conseil et le public en toute transparence sur les filiales menacées de disparition ;

  • Pouvoir envisager des solutions pérennes pour soutenir les acteur·trices (notamment les commerces) qui proposent des services postaux mais dont les contraintes financières et logistiques sont trop lourdes.

 

Dans les communes, le PS déposera aux quatre coins du Canton des interpellations pour que les conseils communaux/généraux et les Municipalités s’engagent (ou poursuivent leur engagement) contre toute fermeture à travers tous les moyens à leur disposition. Il sera également demandé lors des dépôts communaux que les Municipalités demandent aux faîtières des communes (UCV et ADCV) et aux faîtières suisses (Union des Villes suisses et association des communes suisses) de prendre position.

 

Les substituts aux offices dans les commerces ne sont pas une solution idéale

 

S’il est évident que le volume de lettres diminue et que la numérisation gagne du terrain, ces raisons ne sont pas des arguments suffisants. Le PS constate que les agences postales gérées par les commerces ferment souvent, soit en même temps que les commerces soit parce que les commerçant·es trouvent que les contraintes imposées par la Poste sont trop fortes ou que la rémunération est insuffisante.

 

En outre, la Poste devrait accompagner la numérisation en proposant des services adaptés dans ses locaux pour accompagner les personnes dans le besoin plutôt que de proposer une numérisation à marche forcée qui ne fera qu’aggraver la fracture numérique. Pour le PS, cela répondrait à la définition de service public auquel la Poste semble répondre de moins en moins, préférant souvent proposer des produits commerciaux (assurances, abonnements téléphoniques…). Or, la définition même du service universel implique qu’il ne devrait pas dépendre de sa rentabilité ou non pour exister.

 

Un engagement syndical marqué

 

Plusieurs départs naturels viendront affaiblir la Poste en personnel. La disparition de filiales entraînera aussi le déplacement forcé du lieu de travail de nombreux·ses collaborateur·trices, qui ne pourront pour certain·es pas l’accepter. Le PS rappelle à ce titre son soutien marqué à toutes et tous les employé·es de la Poste et aux engagements de Syndicom pour les défendre.



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