• Romain Pilloud

Crise énergétique : La gauche se mobilise

Le Parti socialiste, les Vert·e·s et le groupe Ensemble à Gauche & POP déposent une série d’objets au Grand Conseil abordant le risque de pénurie d’électricité. Une action rapide est demandée au Conseil d’Etat pour y faire face en matière d’emploi, de formation, de pouvoir d’achat et de sobriété ciblée. Les objectifs sont de renforcer le service public dans le domaine de l’énergie, d’être solidaires avec les plus précaires et de prioriser les dépenses énergétiques.


Lien vers les interpellations





La crise énergétique est à notre porte et il est indispensable de s’assurer que la situation de vie de toutes les Vaudoises et de tous les Vaudois puisse être préservée. C’est pourquoi, face au silence du Conseil d’Etat en matière d’emploi, Jean Tschopp, chef de groupe du Parti socialiste déposera une interpellation demandant l’adoption de mesures pour préserver l’emploi sur sol vaudois et accélérer les investissements indispensables dans les énergies renouvelables. Sans action rapide, des pertes d’emploi et des fermetures d’entreprises sont à redouter. La crise énergétique engendre d’ailleurs, déjà, de graves conséquences sur le plan local, comme le soulève Félix Stürner, co-responsable ad intérim du groupe des Vert·e·s, qui questionne l’attitude du Conseil d’Etat face à la fermeture de l’entreprise Cremo. En effet, malgré les pertes d’emplois et pour l’économie vaudoise que cette fermeture entraîne, le Conseil d’Etat ne semble pas s’en émouvoir. Est-ce la fin du dialogue social?

L’actuelle libéralisation partielle du marché de l’électricité, contre laquelle Vert·e·s, PS et groupe Ensemble à Gauche & POP s’étaient battu·e·s, fait peser une menace supplémentaire et durable sur entreprises et employé·e·s, mais aussi communes et entités (para)publiques vaudoises. Pour Alice Genoud, Présidente des Vert·e·s vaudois·es et dépositaire d’un objet sur le sujet : « nous ne pouvons plus nous éviter une réflexion de fond portant sur le marché énergétique, sur les moyens de contrer la hausse et ses effets, mais aussi de baisser notre consommation. Une stratégie à court et moyen terme est nécessaire pour éviter une catastrophe économique et sociale ».

L’expérience de la crise du COVID a, de plus, démontré que l’effet sur une partie de la population peut être désastreux. Dans le domaine de la formation, en particulier, des étudiant·e·s des hautes écoles ou universités ont été, pendant plusieurs semaines, privé·e·s de cours et de suivi adéquat. Abandon de formation, retard conséquent pris dans leur cursus, qu’en sera-t-il avec la crise énergétique ? Ces jeunes déjà fortement impacté·e·s par la crise sanitaire doivent être protégé·e·s des effets néfastes que pourraient avoir la crise énergétique. « Des mesures efficaces doivent être mises en œuvre pour s’assurer que ces jeunes pourront poursuivre leurs études », relève Romain Pilloud, Président du Parti socialiste vaudois et dépositaire d’une interpellation sur le sujet.

Être solidaires et prioriser l’usage de l’énergie à disposition sont deux aspects que les politiques publiques doivent aborder dans le contexte actuel. Le groupe Ensemble à Gauche et POP (EP) a ainsi déposé une motion demandant une aide financière en faveur des plus précaires, qui paieront le prix fort de la hausse des prix. En matière d’économies d’énergie, le groupe estime qu’une stratégie énergétique intégrant une dimension de sobriété bien ciblée est nécessaire. C’est pourquoi une motion demandant que la révision de la loi sur l’énergie intègre cette dimension a été déposée. Plusieurs principes y sont articulés pour que le bien-être et la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois soient pris en compte. Elle sera prochainement discutée en commission.


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